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L'ensemble de nos chiens sont radiographiés par le Dr Bralet (specialiste des grandes races notamment du Dogue Allemand)
Aucune lecture officielle ne sera faîte, tant que le club de race n'evoluera pas,
par contre le protocole est appliqué.
Dysplasie de la hanche chez le chien
La dysplasie de la hanche est une anomalie de développement (dysplasie) de l'articulation coxofémorale (hanche). Elle a été documentée chez plusieurs espèces, incluant l'homme et le chat. Contrairement à l'homme, le chien naît avec une hanche normale, mais pendant la période de croissance apparaissent des changements pathologiques qui mèneront éventuellement à une dégénérescence articulaire (arthrose) coxofémorale . Elle est en faite la cause la plus importante d'arthrose des hanches chez le chien.
Malgré les programmes bien établis de dépistage de la dysplasie de la hanche et une sélection rigoureuse des chiens reproducteurs, cette maladie continue d'avoir un impact économique et émotionnel important pour les éleveurs et les propriétaires de chiens. La dysplasie de la hanche est une maladie complexe et encore aujourd'hui, plusieurs questions demeurent sans réponse.

La dysplasie de la hanche peut affecter toutes les races de chiens. Les chiens de grandes races et de races géantes en sont particulièrement prédisposés. Les données recueillies par l'O.F.A. (Orthopedic Foundation for Animals), www.ofa.org démontrent une incidence de dysplasie de la hanche de l'ordre de 20% à 50% chez les chiens appartenant aux races populaires suivantes; Bouvier bernois, Rottweiller, Golden retriever, Berger allemand, St-Bernard, Terre-neuve. Contrairement à l'humain où la maladie affecte majoritairement la femme (80%), on ne note aucune prédisposition de sexe chez le chien.
Les chats domestiques et les chats de races (himalayen, persan, siamois, main coon…) en sont aussi occasionnellement affectés. L'incidence réelle de la dysplasie de la hanche du chat est encore incertaine car aucun programme de dépistage de cette maladie n'a encore été entrepris de façon rigoureuse. Une très faible proportion de chats avec évidence radiologique d'arthrose coxofémorale semble en démontrer des symptômes

sources Université de Montréal
Depuis 1975, suivant l'exemple de la Société du chien de Berger Allemand, la plupart des clubs de chiens de grande taille sont engagés dans une stratégie de dépistage et de prévention de la dysplasie coxofémorale.
La dysplasie coxofémorale est officiellement définie comme un "trouble du développement de la hanche qui engendre une instabilité de l'articulation".
Cette définition ne tient pas compte du mode de transmission de l'affection quireste mal connu. De même, l'importance des facteurs extérieurs sur son expressivité est imprécise
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TABLEAU CLINIQUE
Trois étapes sont généralement observées dans l'évolution de la dysplasie :
Animal jeune : (jusqu'à 6 ou 7 mois)
- anomalie de la démarche (le chien court en mobilisant simultanément les deux postérieurs),
- pas de douleur,
- croupe asymétrique en position assise,
- chien "paresseux".
Aprés 6-7 mois :
- boiterie = douleur touchant un ou deux postérieurs,
- difficultés pour sauter ou monter un escalier,
- difficultés au relevé.
Vers 10-11 mois :
L'hypothèse aujourd'hui majoritaire est celle d'une laxité anormale de l'articulation de la hanche chez le chien jeune. La mécanique de l'articulation s'en trouve perturbée. On aboutit à une sub luxation, un étirement de la capsule articulaire et des ligaments et pour finir, à de l'arthrose.
De nombreux facteurs extérieurs modifient l'expression des symptômes :
- la présence de muscles fessiers puissants limite les dégâts,
- la suralimentation et une vitesse de croissance rapide favorisent l'évolution des symptômes,
- l'excès de calcium favorise la dysplasie,
- l'inclination particulière du bassin des bergers allemands modifie l'anatomie de la hanche,
- certaines fractures du fémur avec un mauvais alignement des rayons osseux peut favoriser l'expression d'une dysplasie,
- l'excès d'exercice est également un facteur défavorable.
Quoiqu'il en soit et quelle que soit leur importance, ces facteurs ne peuvent être considérés que comme des facteurs favorisant l'expression d'une dysplasie sur un animal atteint.
ASPECT GENETIQUE
On sait que la dysplasie coxofémorale est une affection héréditaire. Plusieurs gènes sont en cause.
L'héritabilité de la dysplasie est moyenne (40%), ce qui signifie que la corrélation entre ce qui est concrètement observé (phénotype) et la "cartre d'identité" génétique du chien est moyenne.
D'où un problème pour trouver des méthodes d'éradication.
DEPISTAGE
Chez le chiot
En théorie, un examen orthopédique permettrait de dépister la dysplasie dès âge de douze semaines. Dans la réalité, ces résultats sont peu fiables et difficiles à standardiser car trés dépendant de l'expérience du praticien.
Un dépistage radiographique sur des chiots semble également peu fiable car le nombre de faux négatifs risquerait d'être trés important (diagnostic par défaut).
Il semble donc qu'un diagnostic positif puisse être posé relativement tôt.Il faudra être plus patient pour les diagnostics négatifs.
Chez l'adulte
Les clichés radiographiques de dépistage chez l'adulte sont eux trés bien définis. Il pourront être réalisés dès l'âge de 12 mois (18 mois pour les races géantes).
Ces clichés sont bien standardisés.
Leur lecture est centralisée et leur interprétation est faite par un lecteur officiel (ou un commité de lecture) par club de race.
Le classement permet de placer chaque hanche dans l' une des catégoris suivantes :
A = indemne de dysplasie,
B = état sensiblement normal,
C = dysplasie légère,
D = dysplasie moyenne,
E = dysplasie grave.
A l'heure actuelle, même si elle ne fait pas l'unanimité, la détection radiographique de dysplasie coxofémorale présente un intérêt indéniable.
On peut lui reprocher cependant de tenir compte uniquement de l'aspect radiographique du problème en négligeant la symptomatologie et la génétique du problème.
C'est sans doute l'avenir ...
TRAITEMENT
La mise en place d'un traitement est décidée en fonction de la gavité des symptômes présentés par le chien.
Il n'existe pas de corrélation entre le stade radiologique de dysplasie et les troubles fonctionnels observés.
Certains stades sont plus douloureux que des stades E.
Les buts du traitement sont les suivants :
- réduction de la douleur (= traitement palliatif). Elle fait appel à des anti-inflammatoires.
- réduction de la luxation : le traitement est alors chirurgical et dépend de l'âge du chien, de la configuration de l'articulation et du budget du propriétaire.
Le recours à une prothèse totale de hanche donne d'excellents résultats
